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eva jospin
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L'homme qui plantait des arbres
Jean Giono, Eva Jospin
- Gallimard
- Blanche
- 16 Octobre 2025
- 9782073121288
Eva Jospin a relevé le défi de la «Grande Blanche illustrée», collection où les artistes ont carte blanche pour se confronter aux plus grands auteurs de la littérature. L'oeuvre de l'artiste plasticienne française, reconnue pour ses sculptures et installations monumentales principalement réalisées en carton, se distingue par la récurrence du motif de la forêt et du paysage, qu'elle travaille avec une grande minutie, transformant le carton en oeuvres poétiques. Pour son entrée dans la collection, elle a choisi d'illustrer L'Homme qui plantait des arbres, de Jean Giono. Paru en 1953, cet éternel classique de l'écrivain est un chant de réconciliation entre l'Homme et la nature. L'écrivain met en scène sa rencontre, au cours d'une promenade en Haute-Provence, avec un personnage extraordinaire : un berger solitaire et paisible qui plante des milliers d'arbres. Les dessins d'Eva Jospin, forêts denses ou ruines majestueuses, évoquent un sentiment de contemplation et nous interrogent sur nos manières de penser et d'habiter le monde à l'heure de l'urgence climatique. L'artiste s'empare avec brio de ce texte, plantant à son tour une forêt d'espoir.
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Dans le cadre de l'exposition «Palazzo» d'Eva Jospin au Palais des Papes, cet ouvrage très illustré s'ouvre par «Contre-Monde», un entretien entre l'artiste et l'historien de l'art Pierre Wat, et présente près de 40 oeuvres, dont les impressionnants panneaux brodés de la Chambre de soie, les monumentales architectures Nymphées, Galleria ou Cénotaphe, et des dessins où le motif végétal joue un rôle majeur.
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Eva Jospin a relevé le défi de la « Grande Blanche illustrée », collection où les artistes ont carte blanche pour se confronter aux plus grands auteurs de la littérature.
L'oeuvre de l'artiste plasticienne française, reconnue pour ses sculptures et installations monumentales principalement réalisées en carton, se distingue par la récurrence du motif de la forêt et du paysage, qu'elle travaille avec une grande minutie, transformant le carton en oeuvres poétiques.
Pour son entrée dans la collection, elle a choisi d'illustrer L'Homme qui plantait des arbres, de Jean Giono. Paru en 1953, cet éternel classique de l'écrivain est un chant de réconciliation entre l'Homme et la nature. L'écrivain met en scène sa rencontre, au cours d'une promenade en Haute-Provence, avec un personnage extraordinaire : un berger solitaire et paisible qui plante des milliers d'arbres. Les dessins d'Eva Jospin, forêts denses ou ruines majestueuses, évoquent un sentiment de contemplation et nous interrogent sur nos manières de penser et d'habiter le monde à l'heure de l'urgence climatique.
L'artiste s'empare avec brio de ce texte, plantant à son tour une forêt d'espoir. -
L'imaginaire de la forêt, les mystères du monde végétal, le monde obscur et secret des grottes imprègnent toute l'oeuvre plasticienne d'Eva Jospin. Ses paysages fictifs composés d'arbres, de détails de branches et de lianes, de roches aux douces aspérités, composent des architectures fictives et immersives. Passant d'un médium à un autre, l'artiste esquisse une nature troglodytique aux formes minérales et végétales qui se déploie telle une chimère. Dessins, petites maquettes en plâtre ou en carton ondulé - l'un de ses matériaux de prédilection -, sculptures en bronze aux surfaces plus ou moins rugueuses évoquant le bois, mais aussi immenses installations en cartons brut donnent à voir un univers organique qui obéit à ses propres lois : un monde silencieux semble s'animer sous nos yeux émerveillés. Les thèmes de l'érosion et de la ruine sont des motifs récurrents de l'artiste et témoignent de sa conception d'une nature souveraine. L'univers sombre et enchanté des bois, des sources et des grottes, recréés dans une matérialité et une échelle irréelles, permet de réinventer le concept d'oeuvre d'art, celle-ci se fait métamorphose, migrant d'un support à un autre (papier, bois, métal, croquis ou fonte). Les sous-bois d'Eva Jospin nous invitent à un voyage immersif à travers les différents registres formels qu'elle expérimente, afin de favoriser un regard enchanté sur la nature. Les notions d'artifice, de monde illusoire mais aussi un certain regard ludique plongent le spectateur dans un univers fragile et merveilleux.