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francois weyergans
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S'il débute comme critique aux Cahiers du cinéma et réalise son premier film à l'époque de la Nouvelle Vague, c'est en tant qu'écrivain que François Weyergans se fait connaître avec Le Pitre en 1973, un récit virtuose et drolatique d'une psychanalyse, où il s'emploie à déjouer les codes de la littérature. En trente ans et une quinzaine de romans, il façonne une galerie de personnages d'un genre unique, autour desquels se tissent et s'entremêlent angoisses, aventures amoureuses et érotiques, souvenirs de jeunesse empreints d'humour et d'affection mais mâtinés d'un regard critique envers la famille et son héritage. François Weyergraf, Éric Wein, Marc Strauss, chacun écrivain et chacun confronté aux tourments de la création, se posent en doubles exacerbés de Weyergans qui, en faisant le récit de leur vie, dépeint une part de la sienne. D'autres héros surgissent d'un imaginaire insoupçonné : Macaire le Copte, moine de l'Égypte ancienne, Jules, nourrisson encore dans le ventre de sa mère, Melchior Marmont, producteur mythique de films... et montrent tout le talent de Weyergans, récompensé entre autres par le prix Renaudot en 1992 et le prix Goncourt en 2005, à jongler entre différents univers, à recourir à des écritures multiples. En réunissant sept romans majeurs, cette édition Quarto propose d'embrasser une oeuvre singulière et de porter un nouvel éclairage sur un écrivain anticonformiste qui, dans une mise en abyme unique, a érigé un pont entre sa vie et celle de ses héros. Et de plonger, pour mieux le découvrir, dans son univers, ses fantaisies et ses obsessions.
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« Dans le train, il colla sa tête contre la vitre et aperçut en surimpression, flottant au milieu d'un décor de broussailles, un visage blême et crispé, le sien, avec son front reconnaissable, haut et dégarni, ses paupières gonflées et sa bouche aux lèvres minces. Il eut envie de se dire à lui-même : "Qu'est-ce que je peux faire pour toi oe" Ce visage si près du sien lui inspirait une profonde sympathie. » Nuit après nuit, un homme hyper anxieux voudrait ne pas affronter la vie qui l'attend. Ses souvenirs l'aideront-ils à aller mieux ? Il a fait tant de voyages, du Japon au Canada, tant de rencontres amoureuses. Sa mémoire lui donne le vertige. Il s'invente une série de doubles auxquels il fait mener une vie sentimentale et sexuelle aussi agitée que la sienne. Il vit depuis trente ans avec Delphine, ils ont deux filles - deux jeunes adultes capables de voir que leur père est dans le pétrin - et il voudrait aller rendre visite à sa mère. Elle vit seule en Provence et aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il lui téléphone souvent mais depuis quand ne l'a-t-il pas vue ? Il a d'abord un livre à finir. Sa mère le lui dit : « Tu devrais publier ton roman, sinon les gens vont croire que tu es mort. » François Weyergans mêle, mieux que jamais dans son oeuvre, la profondeur et l'humour, l'émotion et le rire, dans ce roman qui affirme avec force les pouvoirs de la littérature - un roman qui a déjà eu des centaines de milliers de lecteurs en France et qui est traduit dans une vingtaine de langues.
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Dans la Basse-Égypte du IV? siècle, Macaire, esclave, pilleur de tombes et moine, s'impose de mener une vie hors du commun, afin de trouver sa vérité.Avant de s'enfoncer pour toujours dans le désert, il rencontrera un magicien, une prostituée, un ermite fou : aucun ne réussira à le détourner de son but. Il souffrira mille morts et finira par oublier qu'il avait voulu devenir un saint.Un magnifique récit, rapide et envoûtant.
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Il était une fois un charmant petit foetus qui s'amusait beaucoup dans le ventre de sa mère. Il commençait à bouger. Ses sourcils étaient bien développés et ses cheveux poussaient déjà. Son menton n'était plus enfoncé dans son thorax. Il sucerait bientôt son pouce. Quand ils naissent, contraints à une survie immédiate, les bébés sont si occupés par le travail qu'ils ont à faire, qu'ils oublient tout. C'est bien dommage. C'est pour cela qu'il est toujours intéressant, quand on en a l'occasion, de se renseigner auprès d'un foetus. Les foetus réservent le meilleur à ceux qui les questionnent. Ils ne sont ni méfiants ni menteurs.
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Ce roman commence par le récit du naufrage de la frégate La Méduse et l'extraordinaire aventure des rescapés.Ensuite tout se passe au XX? siècle : Antoine vit à Paris où il prépare un film sur Le Radeau de la Méduse, le célèbre tableau de Géricault.Autour du cinéaste gravitent Catherine, sa première femme qui rêvait d'être violoniste, Agnès, sa seconde femme, convertie au bouddhisme, et Nivea dont il est amoureux.Cette histoire est celle d'un personnage qui veut transformer une vie oppressante en feu d'artifice et qui retombera sur ses pieds grâce à l'ironie et à l'humour.
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Éric Wein se fait psychanalyser par un médecin qu'il surnomme le Grand Vizir. Ils se rencontrent tous les jours. Le dialogue des deux hommes fait songer à un numéro de cirque. Dès la parution du Pitre, en 1973, la critique a reconnu dans le personnage du Grand Vizir un portrait du docteur Jacques Lacan.Éric raconte tout ce qui lui passe par la tête. Il voyage souvent. On le retrouve à Venise, à Palerme, à Genève. Il est obsédé par les femmes et par la musique. Il écoute surtout un opéra de Richard Strauss : Salomé. Toutes les femmes, pour lui, ressemblent à Salomé. Son psychanalyste tentera de le guérir en lui présentant Charlotte, une jeune Américaine avec laquelle il vivra une histoire d'amour peu banale.
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A la fin de sa vie, Melchior Marmont, producteur de cinéma, rachète la maison de son enfance.
Il y passera sa dernière nuit. François Weyergans est le seul écrivain à avoir obtenu le prix Renaudot et le prix Goncourt. Il a été élu au printemps 2009 à l'Académie française. Il publie ici, pour la première fois en format de poche, un de ses livres majeurs.
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« Je me demande si c'est sain qu'on fasse durer ce qui nous arrive, et si on ne devrait pas s'en tenir aux souvenirs et peut-être aussi au hasard auquel nous croyons plus ou moins et qui pourrait nous réunir à nouveau. J'ai l'impression qu'en ce moment ce n'est peut-être pas la bonne période pour nous deux. Je devrais arrêter de réfléchir, seulement accepter ce que la vie me propose, pas au-delà de mes capacités, et je me rends malheureuse avec mes songes et mes pensées (extrait d'une cassette envoyée par Justine à Daniel, de Montréal à Paris). »
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«Je n'arrive pas à m'endormir. Si j'avais des horaires normaux, je m'endormirais dans les bras de Sylvie. Je dois être un peu dérangé pour passer des nuits d'amour avec une machine à écrire plutôt qu'avec une femme ! Et quelles nuits ! Dans un livre, j'ai découpé la photo en couleurs d'un hibou. Je l'ai collée sur un carton fort et mise devant moi. Ce hibou me tient compagnie jusqu'à l'aube.»
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Michel Zednik rentre de voyage. Son appartement est vide, sans meubles, sans femme, sans enfants. Il est anéanti. Etre biologiste ne l'avance à rien ! Seul et très perturbé, il finit par se retrouver en plein été sur un ferry-boat entre l'Espagne et l'Italie. A bord, il fait la connaissance d'Ursule, une jeune femme qui l'entraînera dans un monde de malfrats qui n'existent peut-être que dans sa tête à elle. Enfermé dans une chambre d'hôtel, hanté par le souvenir de sa femme et de sa fille, Zednik croit qu'on va l'assassiner, à moins qu'il ne soit en train de devenir fou. Il découvre qu'il ne savait pas qui il est. Ce qui lui arrive le fascine et le paralyse. Il s'attache à Ursule comme à une bouée de sauvetage. Cela le conduira jusqu'en Grèce. A la frontière albanaise, en plein délire, il parlera à des animaux. Une petite fille rencontrée par hasard saura-t-elle lui rendre au moins l'envie de rire et de pleurer ?
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Voici les tribulations d'un écrivain qui vient de publier un livre et qui "accompagne" son roman et ses personnages. Tout est raconté, simplement et dans l'ordre : comment on finit un roman, comment on corrige les épreuves, ensuite le service de presse, la sortie du livre en librairie, les premières réactions...la suite...les télévisions...les Salons du livre...tout à coup le Prix Renaudot...la fête... Et derrière tout cela, l'ombre du personnage principal du roman (car tout cela est vrai, et le roman a paru, ce fut la Démence du boxeur) : le vieux producteur Melchior Marmont. Melchior pousse Weyergans à partir pour Venise : est-ce que c'est Melchior ou Weyergans qui voulait revoir le Lido ? Et qui entraîne l'autre au cimetière de Venise, à la recherche de la tombe d'Igor Stravinski ? La fiction contamine le réel et le récit de ce réel estompe encore plus les frontières entre la vérité et le roman.
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Deux guerres et trois républiques, cinq générations et quatre familles, ceux qui prennent leur vie en main et ceux qui se laissent couler : de 1900 à 1980 et de Lille à Marseille, les personnages de ce roman ne sont pas des lignes droites. Ils se faufilent dans leur époque. Ils sont heureux à l'improviste. À la dernière page, Lets, qui a dix ans et qui est grande pour son âge, dit ce qu'elle pense de la vie : c'est simple, elle l'aime.
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Dans l'europe des années soixante, un jeune cinéaste voyage beaucoup et découvre un opéra célèbre : salomé.
Il mêlera désormais les femmes dont il rêve, qu'il appellera toutes salomé, aux femmes moins nombreuses mais réelles de sa vie. à la fois écorché vif et témoin ironique de sa propre vie, il se laisse emporter par le tourbillon de ses multiples rencontres à venise ou amsterdam, dans les trains de nuit et les aéroports. il commence une cure de psychanalyse mais préfère se confier à sa machine à écrire.
S'agirait-il des confessions d'un enfant du vingtième siècle ? salomé est écrit en 1968 et 1969. l'auteur a vingt-sept ans. ce roman est resté inédit jusqu'à ce jour. françois weyergans y découvre " en direct " les plaisirs du jeu avec les obsessions tenaces, les fantasmes, les peurs et la libido effrénée du premier en date de ses narrateurs. tous les éléments de son oeuvre future sont déjà présents dans ce texte fondateur au ton si singulier, alliant, sur un rythme irrésistible, rage et allégresse, érotisme et désarroi.
Trente-sept ans et douze livres après, le voile est levé : comme salomé est belle ce soir !.
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Paul balance entre deux vies, c'est-à-dire entre deux femmes. Il va découvrir à ses propres frais l'itinéraire classique : rencontre d'une femme quand on en aime encore une autre. Partageant la vie de Claire, il part rejoindre Katharina à Berlin, sans arme ni bagage mais avec mille remords.
Ce voyage, qui n'est d'abord qu'une anecdote dans la vie d'un homme, agit brutalement comme un révélateur.
Fils d'un libraire, élevé parmi les livres, Paul a rapporté de Berlin un cahier où il détaille les conséquences de son voyage. Il écrit sa vie pour essayer d'y voir clair dans une enfance et une adolescence qui l'ont conduit là où il est. Il se souvient avec humour et cynisme de ses premières aventures sentimentales. Il rêve d'avoir une conscience politique dont le remue-ménage de mai 68 et les terroristes allemands lui fournissent la matière première.