Ballades en argot homosexuel

À propos

Onze ballades jouissives et farceuses pour découvrir la vie homosexuelle du XVe siècle et l'argot toujours fascinant de cette époque.
« Faites déchargez, maladroits ! Détendez les arbalètes, car devant la "rondelle", vous êtes démâtés. Du faux inverti et de l'épongeur abritez-vous, apprentis fouteurs. ».
Écrites entre 1456 et 1461, les onze « ballades en jargon » de François Villon sont ébouriffantes, virtuoses, audacieuses. La grossièreté se marie avec le courtois, la gouaille avec la délicatesse, la farce avec le tragique.



Rayons : Arts et spectacles > Beaux livres divers > Cultures / Folklore / Coutumes

  • EAN

    9782755507751

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    136 Pages

  • Longueur

    15 cm

  • Largeur

    10.5 cm

  • Épaisseur

    1.2 cm

  • Poids

    94 g

  • Distributeur

    Hachette

  • Support principal

    Poche

François Villon

1431- ?
Oeuvre courte et gloire posthume qui ne s'est jamais démentie... La vie aventureuse du poète y est sans doute pour quelque chose.
François de Montcorbier ou des Loges naquit l'année où mourait Jeanne d'Arc. Orphelin, il fut élevé par un chanoine, Guillaume de Villon, dont il prit le nom. En 1452, il est maître ès arts et poursuit des études de droit. En attendant un bénéfice ecclésiastique, il s'amuse avec d'autres étudiants. Au cours d'une rixe, il tue son adversaire et doit s'enfuir. Pendant quelques années, il erre sur les routes de province. On le retrouve en prison à Orléans en 1461. Rentré à Paris, il est impliqué dans un vol, puis dans une nouvelle rixe. Ses protecteurs ne sont plus en place et le pouvoir royal veut rétablir l'ordre. Un arrêt du parlement (1463) le frappe de bannissement pour dix ans. On perd alors sa trace.
Dans les quelque 3000 vers qu'il nous laisse, Villon s'est insurgé contre la vie facile des moines et des ordres mendiants ou contre les grands et leur avidité. Amant trahi, voluptueusement pervers, il n'a jamais perdu le sens de la vraie tendresse humaine. Poète, il l'est doublement par son esprit humoristique et son lyrisme moderne. "Ce bon folâtre rit en pleurs" comme en témoigne l'épitaphe écrite peut-être à quelques heures d' intervalle de la poignante Ballade des Pendus:
Je suis François, dont il me poise,
Né de Paris emprès Pontoise,
Et de la corde d'une toise,
Sçaura mon col que mon cul poise

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