Ce n'était qu'un passage de ligne

À propos

Ce qui frappe dans Ce n'était qu'un passage de ligne comme dans Les souliers grillés, c'est le bel équilibre obtenu entre les différentes perspectives d'un récit à la première personne.
L'image de la vie des résistants - dans ses accidents ou incidents qui pourraient être dramatiques comme dans le travail aride et routinier de tous les jours - se tresse à la relation de menus événements qui dresse un tableau familier de ce que les gens ont vécu pendant l'Occupation. Mais l'objectivité du témoignage, s'éloignant de toute froideur, prend sa force parce qu'il est celui d'une femme qui n'hésite pas à exprimer ses faiblesses, ses peurs, ses rages dans les circonstances qu'elle doit affronter.
Elsa la narratrice, en prenant la parole, ne sombre jamais dans le psychologisme ou le pathos : celle-ci est donnée nette, précise, refusant la prolixité sentimentale amollissante, glissant même des touches d'humour au milieu du drame, avec parfois ce regard qui sait transformer le banal en petits éclats brillants, pierres précieuses de l'écriture, comme le souhaitait Gorki. (M.-T. Eychart)


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Elsa Triolet

  • Éditeur

    Le Temps Des Cerises

  • Distributeur

    Harmonia Mundi

  • Date de parution

    04/09/2002

  • EAN

    9782841093809

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Poids

    201 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Elsa Triolet

D'origine russe, Elsa Triolet (1896-1970) est l'auteur de nombreux romans et de traductions dont Le Cheval blanc (1943), Les Amants d'Avignon (publié sous le pseudonyme de Laurent Daniel, 1943), Le premier accroc coûte 200 francs (prix Goncourt, 1944) ou encore Roses à crédit (1949).
Résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, fidèle compagne de route du parti
communiste, elle a inspiré une part importante de l'oeuvre poétique et romanesque de
Louis Aragon.

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