Le compagnon de voyage

Traduction FRANCOIS GACHOT  - Langue d'origine : HONGROIS

À propos

Au hasard d'un train, un inconnu raconte au narrateur son séjour dans une petite ville de la Haute- Hongrie où il avait échoué, las de sa vie de débauche. Il séduisit sa logeuse, la bourgeoise Mme Hartvig et s'enfièvra comme un jeune homme pour Eszténa, une jeune fille de 15 ans, qui se prend pour la fiancée du Christ et souhaite qu'un mortel soit son amant avant d'entrer au couvent. Sa rencontre avec cette jeune fille éprise d'absolu sera magique. Il passera son temps à la protéger, en premier lieu de luimême, mais après une nuit passée ensemble, Eszténa se suicidera en sautant dans la rivière. Dans ce roman sur l'amour, Krúdy se livre davantage à travers cet alter ego qu'est le compagnon de voyage:
Séduction, sexualité compulsives, fétichisme (pieds, bas, chaussures)... et s'inspire d'un événement marquant de sa vie : son second mariage avec la fille de l'une de ses maîtresses.
Mais plus que dans l'histoire, l'art de Krúdy se dévoile dans son écriture, à travers ses métaphores, ses ambiances mélancoliques et oniriques et la musique enchanteresse de sa prose.
C'est ainsi qu'il dresse un portrait critique de la ville de province par de délicieux croquis de différents personnages. En apparence, ces femmes semblent se conformer aux normes morales de la petite bourgeoisie, mais en réalité elles les enfreignent de l'intérieur, constamment. La solitude, le sentiment de vie particulier de l'homme, qui se retrouve parmi elles comme par hasard, sont décrits par une cascade d'images, de comparaisons, de "taches de couleur" impressionnistes.



Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782940431854

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    120 Pages

  • Longueur

    17 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    1.7 cm

  • Poids

    120 g

  • Distributeur

    Harmonia Mundi

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Gyula Krúdy

Il fut l'une des figures les plus marquantes de la littérature hongroise du début du vingtième siècle. A l'inverse de ses brillants contemporains, Kosztolanyi, Füst ou Karinthy, Krúdy n'appartient pas au fameux cercle de la revue Nyugat, qui publia cependant certains de ses textes.
Né d'amours ancillaires, ses origines le rattachent à la fois à l'aristocratie - du coté de son père - et à la paysannerie - du coté de sa mère. Il vécu à Budapest, même si ses origines terriennes resurgissent ici ou là dans son ½uvre, au gré des aller et retours vers la campagne qu'effectuent ses personnages, essentiellement citadins. Lui-même bon vivant, joueur, amateur de bonne chère, Krúdy excelle dans la description de la vie de la capitale, le pittoresque de ses quartiers et de leurs habitants. Il a beaucoup écrit, des romans, des nouvelles, une ½uvre qui a parfois été rattachée au réalisme magique.
C'est l'un des maîtres de Sandor Marai, qui lui rend hommage dans un texte encore inédit, Sindbad rentre chez lui.

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